In memoriam Marcel Weinum

« Si je dois mourir, je meurs avec un cœur pur. Tout pour le Christ. Moi-même, je ne suis rien ».

weinum
« Chers parents, cette semaine, j’ai reçu six lettres expédiées par vous. La dernière date du 31 décembre. Tu me demandes si j’ai encore mon chapelet. Hélas, ils me l’ont pris. Le geôlier n’a pas voulu non plus me remettre l’image que tu m’as apportée. Il dit qu’elle est idolâtre. Je l’ai quand même prise et tous les jours, matin et soir, j’en dis la belle prière. Ces gens ne savent pas que notre religion est sainte et constitue notre tout. Ils croient en Dieu, mais à quoi sert la foi sans la prière et les œuvres ? Dieu ne leur permettra pas de réussir dans leur folie raciale et leur existence athée. Chère Maman, je garderai toujours la religion. Je réalise maintenant ce qu’elle vaut. C’est pour elle aussi que j’ai combattu. Malheureusement, j’ai perdu. Mais j’ai combattu, c’était indispensable. Je n’ai rien fait de mal. »

Lettre de Marcel Weinum, 7 mars 1942, Stuttgart.

A partir d’Octobre 1940, Marcel Weinum a été à l’âge de 16 ans l’initiateur du mouvement des jeunes catholiques résistants à Strasbourg, la MAIN NOIRE, provoquant et tournant en dérision les autorités nazies à l’aide d’une quinzaine de camarades, tous mineurs comme lui. Les jeunes adolescents furent arrêtés au début de l’année 1942, certains internés en camp de concentration, d’autres envoyés sur le front russe. Marcel Weinum meurt décapité à Stuttgart le 14 AVRIL 1942. 

Nous pensons également à ses camarades, originaires de Brumath, Schirmeck, Strasbourg Neudorf, Schiltigheim et d’ailleurs :

  • Albert Adam
  • Lucien Albrecht
  • Jean-Jacques Bastian
  • Robert Bildstein
  • Lucien Entzmann
  • Marcel Keller
  • René Kleinmann
  • André Kleinmann
  • Jean Kuntz
  • Charles Lebold
  • Aimé Martin
  • Bernard Martz
  • André Mathis
  • René Meyer
  • François Mosser
  • Xavier Nicole
  • Ceslav Sieradzki
  • René Spengler
  • Albert Uhlrich
  • Jean Voirol
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